Sommaire
Devenir poissonniere
Partie 6

Anecdotes vraies de poissonnière

6.1, La pire journée, et pourquoi je n'ai pas arrêté

Tout début. 2 000 à 4 000 € de poisson commandé pour samedi-dimanche. Samedi 8h : tempête. Plus personne. J'ai presque pleuré.

Et là, quelques clients sont arrivés. Celui qui avait pour habitude de prendre une dorade en a pris quatre. Celui qui prenait un filet en a pris six. J'ai vidé mon banc.

Ce jour-là, j'ai compris : ce n'était pas que mon poisson qu'ils aimaient, c'était aussi moi, ma personnalité, "Mimi la vendeuse". Ma façon de vendre, c'est la bonne.

Quel bonheur de faire ce métier.

6.2, La cliente qui détestait le poisson

Je reçois des messages privés sur mes réseaux, de gens qui n'ont jamais goûté un seul poisson que je vends : "Je détestais le poisson, maintenant je l'aime grâce à vous."

Et je ne leur ai jamais vendu un seul poisson. C'est la preuve que la vente, ce n'est pas que le produit, c'est aussi ce que la personne dégage. On peut tout vendre si on a les techniques qu'il faut.

6.3, Pourquoi je n'ai jamais lâché la poissonnerie

J'étais étudiante, je faisais des petits jobs. Avec un tout petit budget de départ, j'ai commencé à faire du commerce, à faire grossir cet argent petit à petit. Un peu plus gros, puis encore plus gros.

Quelques années plus tard, je me suis lancée dans la poissonnerie. Je ne l'ai toujours ouverte que le samedi et le dimanche, et ça me rapporte autant qu'une poissonnerie ouverte toute la semaine.

Grâce à cet argent-là, j'ai ouvert d'autres activités : des commerces en ligne, de l'immobilier. Aujourd'hui, je suis très à l'aise financièrement. Mais honnêtement, mon vrai tremplin, ma base, c'est la poissonnerie qui me l'a donnée.

Voilà ce que ce métier peut t'apporter si tu appliques vraiment tout ce que je viens de te partager. Ce n'est pas une promesse en l'air. C'est ma vie, deux jours par semaine.



Fin de la partie 7 sur 8