Mes idées de business à lancer
Voilà mes petits business préférés à lancer en complément, le soir ou le week-end. Faciles, rapides, qui ne prennent pas trop d'argent. Pour chacun, je te mets tout : où acheter, combien ça coûte, à quel prix vendre. Tu n'as plus qu'à te lancer.
Les bases, valables pour tous. Avant chaque idée, mets ça en place une bonne fois.
- La micro-entreprise. Inscription en ligne sur le guichet unique (procedures.inpi.fr) ou autoentrepreneur.urssaf.fr. C'est gratuit, ton numéro SIRET arrive sous une quinzaine de jours. Tu ne vends rien, tu ne paies rien. Tu vends, tu reverses un pourcentage : 12,3% sur la vente de marchandises (savons, t-shirts, poulets, glaces), 21,2% sur les services (lavage auto). Plafonds 2026 : 203 100 euros de chiffre en marchandises, 83 600 euros en services.
- Ton site. Shopify à 5 euros par mois (formule Starter, parfaite pour vendre via tes réseaux et un lien) ou 36 euros par mois (formule Basic, vraie boutique). Une page gratuite suffit pour démarrer.
- Pour expédier. Mondial Relay en point relais à partir d'environ 4 euros le colis de 500g, le moins cher pour les vêtements et les petits objets.
- Si tu vends en ambulant ou sur les marchés (poulets, glaces) : il te faut la carte de commerçant ambulant, 30 euros, valable 4 ans, à demander à la CCI.
Les prix ci-dessous sont des repères 2026. Pour le matériel d'occasion et les droits de place en mairie, qui bougent tout le temps, vérifie au moment où tu te lances.
Les savons faits maison. Tu achètes la matière première chez les grossistes, en France il y en a énormément. Tu travailles tes odeurs, tes formes, tu te démarques avec des fleurs, des matières, des produits bio et tendance (coco, fleur d'oranger, curcuma, huile d'olive, des savons qui hydratent). Tu commences avec un ou deux savons, un joli packaging, un petit compte Shopify, et tu envoies par colis. Tu en fais cette semaine, la semaine prochaine tu es en vacances tu n'en fais pas : c'est toi qui choisis tes horaires.
Pour démarrer. Matières premières chez Aroma-Zone (aroma-zone.com) : huiles végétales (olive, coco, karité), huiles essentielles, colorants, micas, moules en silicone. La soude caustique qualité savonnerie se trouve en droguerie en ligne. Budget matières : 150 à 300 euros pour ton premier lot. Prix de vente : 6 à 12 euros le savon de 100g. L'obligation à connaître, et c'est important : aux yeux de la loi, un savon est un cosmétique. Avant de vendre, tu le déclares sur le portail européen CPNP (gratuit) et tu fais établir un Dossier d'Information Produit par un évaluateur de sécurité, compte environ 215 euros par recette. C'est ça, le vrai poste de départ, plus que les matières. Tu démarres avec une seule recette et tu élargis ensuite.
La marque blanche cosmétique. Si tu ne veux rien fabriquer. Il y a plusieurs labos en France qui fabriquent crèmes, parfums, maquillages, huiles pour la barbe, crèmes bouclantes. Tu sélectionnes un labo, tu choisis un produit, tu crées ta marque (le nom que tu veux, "le savon de mémé", "Lolita"), tu fais ton packaging. Tu reçois la marchandise sans marque, tu colles ton étiquette dessus, et tu mets en vente sur ton site. L'histoire est partie.
Pour démarrer. Façonniers français qui acceptent les petites quantités : Fournisseur Cosmétique (fournisseurcosmetique.com, dès 150 à 200 pièces), Oomylab (oomylab.com), Le French Lab (lefrench-lab.com). Tu demandes un devis, tu choisis ton produit, ils le fabriquent. Budget réel d'un premier lot : 800 à 3000 euros selon le produit et la quantité (le minimum de commande va de 100 à quelques centaines d'unités). C'est plus que pour les savons, mais tu n'as rien à fabriquer ni à déclarer toi-même, le labo s'en charge. Déposer ta marque, quand ça marche : 190 euros à l'INPI pour une catégorie, pas obligatoire pour démarrer. Prix de vente : vise au moins le double de ton coût unitaire.
Les t-shirts à logo. Pour ceux qui aiment la mode. Tu achètes des t-shirts unis (les fournisseurs, il y en a des centaines, en France comme ailleurs), tu fais imprimer un logo sympa, des motifs qui te plaisent, et tu vends de chez toi. Tu ouvres un TikTok, un Facebook, tu les mets en scène, tu livres par colis.
Pour démarrer. Deux voies. Sans stock, le plus simple : T-Pop (t-pop.fr, français, coton bio) ou Printful (printful.com), tu mets ton logo, ils impriment et expédient à chaque commande, tu n'avances rien, le t-shirt imprimé te coûte 10 à 14 euros. Avec stock, plus de marge : t-shirts vierges chez LeTextile (letextile.fr) à partir d'environ 3 euros pièce, puis impression en flocage ou sérigraphie chez un imprimeur local (la sérigraphie devient rentable dès 50 pièces). Prix de vente : 20 à 30 euros le t-shirt.
La rôtisserie de poulets ambulante. Pour les manuels, ceux que le web fatigue. Tu achètes une petite rôtisserie, une remorque que tu attaches à ta voiture. Tu prends tes poulets chez un fournisseur local le plus proche possible (les fermiers marchent très bien), tu choisis une place de marché ou de parking. La différence, c'est l'assaisonnement : un vrai mélange d'herbes, de piments, de curry autour des poulets, les pommes de terre en dessous, et ça tourne toute la matinée. Sur les marchés, je le vois : c'est la file du matin jusqu'à la fin, ils vendent tous leurs poulets. Le samedi et le dimanche suffisent.
Pour démarrer. La remorque, c'est le gros investissement : neuve chez un fabricant français (Rollin Food Truck, Euromag, Remorques du Languedoc), compte 12 000 à 30 000 euros selon la capacité ; en occasion sur Leboncoin (rubrique équipements pour commerces et marchés), souvent 6000 à 12 000 euros. Les poulets : 8 à 12 euros le kilo en direct producteur, soit 11 à 16 euros le poulet fermier. Prix de vente : 12 à 18 euros le poulet rôti. La marge à l'unité est mince, c'est le volume et les pommes de terre sous la broche qui font l'argent. Obligatoire : la carte de commerçant ambulant (30 euros, 4 ans) et la formation hygiène alimentaire de 14h (dès 199 euros). La place de marché se demande en mairie, au régisseur des marchés.
Le lavage de voiture. Une affaire qui ne coûte presque rien à démarrer, et très tendance. Tu achètes une shampouineuse (celle qui lave les fauteuils, les matelas) et les produits de nettoyage. Des flyers avec ton numéro, un petit site, et les gens t'appellent. Tu vas chez eux, tu nettoies la voiture du plafond aux jantes, impeccable. Les gens veulent vendre leur voiture plus cher, ou la présenter nickel : ils paient pour ça.
Pour démarrer. Le matériel : une shampouineuse injecteur-extracteur Kärcher Puzzi 8/1 (environ 469 euros, la référence du métier), un aspirateur eau et poussière, et les produits (nettoyant, microfibres), 150 à 300 euros. Budget total : 600 à 1500 euros. Fournisseurs : Comptoir des Pros, DR Detailing (dr-detailing.com), Hygie Meca (hygiemeca.com). Prix de vente : un nettoyage intérieur tourne autour de 130 euros (de 60 à 160 euros selon l'état), plus 20 à 50 euros de déplacement puisque tu vas chez le client. Pas besoin de carte ambulant : tu interviens à domicile, tu ne vends pas sur la voie publique.
Le look du mois. Pour les passionnés de mode. Les gens, quand ils aiment un t-shirt ou un pantalon, ils ne savent pas l'assortir. Toi, tu vas chez un grossiste (au Sentier, à Paris ou à Marseille, ou même sur internet) et tu composes UN look complet, du haut jusqu'en bas : la pièce, le bas, la veste, les chaussures, le sac, l'accessoire. Tu l'appelles "le look du mois" et c'est ça que tu vends pendant un mois. L'avantage : pas trop de tailles (3 ou 4 suffisent), pas trop de modèles, pas de stock qui t'engloutit. Les gens achètent le look complet. Le mois d'après, tu changes : printemps, été, hiver. Un look fille, un look garçon. Pour moi, c'est un business en or.
Pour démarrer. Les grossistes : au Sentier à Paris (le-sentier.com), à la zone de CIFA à Aubervilliers, ou en ligne sur Efashion Paris (efashion-paris.com) qui regroupe le stock parisien. Pour acheter au prix de gros, ils demandent ton numéro de SIRET, donc crée ta micro-entreprise d'abord. Budget : 300 à 800 euros pour ton premier assortiment de tenues complètes. Expédition : environ 4 euros le colis en Mondial Relay point relais. Prix de vente : tu vends le look complet, vise au moins le double de ton prix d'achat.
La camionnette de glaces et de gaufres. Un commerce ambulant qui cartonne aux États-Unis et qui manque ici (et ce qui marche là-bas marche ici). Tu rachètes une petite camionnette, tu la retapes, tu la peins, un petit frigo, des bacs à glace (maison c'est encore mieux), une petite musique. L'été, après l'école, tu fais les quartiers, les lotissements où les enfants jouent dehors. Une boule, deux boules, le cornet, le supplément, le petit Bueno au-dessus. L'hiver, tu passes aux gaufres, aux crêpes. À part la camionnette, il ne te faut pas grand-chose.
Pour démarrer. Le véhicule : un camion ou une remorque food d'occasion sur Leboncoin, de 10 000 à 30 000 euros selon l'équipement (des remorques et des triporteurs moins chers existent). Le matériel : une machine à glace italienne pro à partir d'environ 1350 euros, ou de simples bacs et un congélateur ; un gaufrier pro (Krampouz, chez Fourniresto) de 600 à 2700 euros. Prix de vente : 3 à 5 euros le cornet, 3 à 6 euros la gaufre. Obligatoire : la carte de commerçant ambulant (30 euros, 4 ans) et la formation hygiène de 14h (dès 199 euros). Le stationnement sur la voie publique se demande en mairie.
À fuir, les snacks. Tu ne pourras jamais servir plus de 150 personnes le midi, même avec quatre employés de plus : il n'y a pas la place. Donc le chiffre d'affaires plafonne. Ajoute des horaires énormes, presque jour et nuit, une hygiène ultra-contrôlée, et une vie de famille compliquée. Si tu divises le salaire par les heures, tu y perds. Mieux vaut un petit restaurant rapide plus moderne : le produit est un peu plus cher, mais plus de qualité, plus de confort, et tu gagnes un peu plus.